Comm'Unique #4  (septembre 2015)

Le prélèvement à la source, on y est !!

Vous en avez sûrement entendu parler, il fait débat et les choux gras de la presse qui donne l'écho de la volonté gouvernementale.

Il s'agit certes de simplifier la vie des français mais surtout soyons honnêtes de tenir les promesses de campagne du candidat Hollande en 2012.

Pas sûr néanmoins que cela permette de rééquilibrer un budget en déficit structurel depuis 1976 :/

L'impôt est de fait un sujet épidermique en France depuis le XIIème siècle, surtout pour ceux qui le paient soyons clairs et ils sont de moins en moins nombreux si on considère l'impôt sur le revenu.

Il est devenu au fil du temps un réflexe culturel pour les français qui le considèrent à 60% comme un acte citoyen même s'ils sont globalement d'accord pour dire que son efficacité est toute relative et son poids croissant démotivant.

Dans le même registre, 64% des français se déclaraient ainsi récemment favorables au prélèvement à la source.


payer ses impots

Fort de ces signaux encourageants et des promesses de campagne, le conseil des ministres du 17 juin 2015 a donc naturellement validé un projet de loi de finances 2017 qui organiserait les modalités de mise en œuvre du prélèvement à la source pour une application définitive en 2018.

La période de transition se traduira par une année 2017 où les contribuables paieront leur impôt sur les revenus de 2016 et en 2018 leur impôt sur le revenu sera calculé sur l'année en cours. La bonne nouvelle c'est qu'on gagne une année d'impôts, la mauvaise c'est que d'un point de vue trésorerie cela ne change rien, il faudra toujours s'acquitter d'un impôt !

pression fiscale

Les gagnants seront ceux dont les revenus n'augmentent pas mais aussi peut être ceux qui sauront organiser leurs plus values sur la période charnière, ou encore les retraités partis en 2017 avec une prime de fin de carrière versée la même année !

Il faut également compter sur les héritiers qui n'auront plus à acquitter les impôts de leurs proches décédés l'année précédente, ces derniers s'en étant acquitté eux mêmes de leur vivant.

Les perdants seront sans nul doute ceux qui a contrario bénéficieront d'augmentation de salaires ou de primes déclarées en 2018, ceux qui perdront leurs avantages fiscaux ou encore ceux qui entrent dans la vie active.

Par ailleurs, l'organisation même de la collecte des informations par les entreprises et l'aspect intrusif que cela comporte sera source de nombreuses polémiques dans les rapports entre le patronat et le salariat. Outre les rapports liés au travail et à la rémunération dudit travail, l'employeur pourra être suspecté d'utiliser les informations nécessairement non connues comme les revenus fonciers ou mobiliers de ses collaborateurs.

Pas de panique, d'autres états européens l'ont testé avant la France, cela devrait donc bien se passer, surtout si l'on est optimiste !! et devrait en tout cas permettre au plus grand nombre d'avoir une lisbilité maximale sur ses capacités budgétaires.

Les Professionnels de santé, une cible à conquérir

Economiquement et démographiquement, le marché des Professionnels de santé a de quoi séduire !

1.170.000 personnes actifs qui représentent d'un point de vue marketing une cible variée avec différents statuts (des salariés, des libéraux, des mixtes salariés/libéraux et des fonctionnaires) et différents modes d'exercice de la profession (en individuel ou en regroupé).

Le secteur de la santé libérale pèse à lui seul 54% du chiffre d'affaires de l'ensemble des Professions Libérales. Les établissements financiers sont donc naturellement intéressés par ces professions que ce soit en termes de financement, de gestion de flux ou de capacités d'épargne.

Schématiquement, les banques ciblent surtout les médecins et auxiliaires médicaux pour capter les flux, l'épargne et la prévoyance avec des produits de monétique et de financement. Les assureurs segmentent quant à eux les professionnels de santé par métiers et statuts avec des produits phares comme la Responsabilité Civile professionnelle, le risque médical et la Prévoyance.

Financement infirmiere

La distribution des financements et assurances est désintermédiée alors que la distribution des produits d'épargne est a contrario fortement intermédiée (Loi Madelin).

Face à la complexité de la grille des besoins, en fonction des moments clés, en fonction des métiers, les banques traditionnelles offrent une réponse globale plus simple à l'ensemble des professionnels de santé libéraux.

Seuls les spécialistes du secteur proposent tout de suite des solutions précises pour chacun des besoins, avec plus d'exactitude mais moins de simplicité dans la lecture.

credit chirurgien

Aujourd'hui, le monde de la santé est bousculé comme beaucoup de secteurs par la transformation numérique avec la e-santé qui s'impose comme un facteur majeur d'évolution transversale de la profession.

Il semble que les thématiques les plus porteuses soient la prévention et la pharmacie du futur avec les objets et les médicaments connectés.

Les opérateurs télécom et les géants du net ont été les premiers à investir le marché de la e-santé mais les laboratoires sont également dans la course avec un 1er médicament connecté actuellement testé par le laboratoire Otsuka Pharmaceutical.

La transformation digitale de l'assurance va conduire à davantage de prévention mais la e-santé n'étant pas prise en charge par l'assurance maladie en France, le business model de cette nouvelle approche n'est pas encore finalisé. Ceci explique en partie la relative frilosité des acteurs financiers sur ce sujet en France, malgré les perspectives de croissance très attractives de ce marché.